La naissance de l’automobile

La naissance de l’automobile en France a lieu principalement dans les régions de Paris et de Lyon. Dès le début des inventions, près de quatre-vingts constructeurs contribuent à la formation industrielle et au développement de l’auto. L’objectif était de remplacer les chevaux par les chevaux vapeur, ce qui suscitait beaucoup d’appréhensions à l’époque quant à la fiabilité et à la résistance de cette technologie. Il y avait alors un risque important d’investir dans le domaine face à cette incertitude. Marius Berliet avait pris ce risque et devint un des rares pionniers de l’automobile française à émerger du lot.

Histoire de l’automobile en Rhône-Alpes

L’industrie de l’automobile en Rhône Alpes comptait au départ deux-cents acteurs, dont près d’une centaine de constructeurs autour de Lyon. De nombreux facteurs ont été à la base du développement de ce secteur à la fin du XIXe siècle. Il s’agit principalement de la grande disponibilité des matières premières dans la région (fer, charbon, houille blanche). Le savoir-faire des industries mécaniques lyonnaises y a également contribué. Beaucoup d’entreprises avaient en effet comme expertise la transformation des métaux, des compétences tirées de la longue présence des industries sidérurgiques en Rhône-Alpes.

Parmi les pionniers de l’automobile de la région lyonnaise, Marius Berliet a été le seul à pérenniser le développement des automobiles. Lyon voit la naissance d’un industriel qui va s’illustrer comme un grand constructeur, tant en France qu’à l’étranger. En 1899, il se consacre totalement à l’automobile après avoir laissé l’entreprise familiale à son frère. Les choses vont s’accélérer jusqu’à l’acquisition des terrains à Vénissieux-Saint-Priest en 1912 qui va accueillir une des plus grandes usines de véhicules au monde. C’est la consécration du rêve d’un visionnaire qui contribuera fortement à développer la région Rhône Alpes.

La société American Locomotive Company (ALCO) contracte en 1905 une alliance avec Berliet. L’entreprise d’outre-Atlantique spécialisée dans la construction de locomotives a choisi la marque lyonnaise pour acquérir le savoir-faire nécessaire pour construire des automobiles. Ce partenariat avec Alco est la reconnaissance américaine de l’expertise et de la qualité des véhicules de l’industriel français.