Alco : la reconnaissance vient d’Amérique

Berliet – Alco : l’aventure américaine

La France et l’Allemagne étaient leader dans l’industrie automobile mondiale à la fin du XIXe siècle. Berliet possédait un hall d’exposition sur la célèbre 5e avenue de New York comme la plupart des grands constructeurs de l’époque. La société American Locomotive Company (ALCO) souhaitait construire des automobiles et étant convaincue de la notoriété du constructeur automobile français et de la grande qualité de ses voitures, a noué un partenariat avec l’industriel de Lyon.

ALCO est une fusion de plusieurs sociétés américaines de construction de locomotives qui emploie près de vingt-mille personnes au début du XXe siècle.

Le savoir-faire de Berliet s’exporte en Amérique

En 1905, ALCO opte pour un partenariat avec Berliet après une analyse des offres du constructeur automobile lyonnais et Mercedes. En plus de la puissance, de la robustesse et de la simplicité de ses modèles, Berliet produit de gros moteurs adaptés aux terrains montagneux, ce que recherchait l’entreprise américaine.

Les deux industriels signent un contrat qui prévoit le transfert de compétences et de savoir-faire, comprenant l’envoi de personnel français, la mise à disposition de pièces coulées et forgées, l’octroi de royalties après le paiement de cinq cent mille francs or versés au comptant. En outre, ALCO bénéficie de l’achat de la licence de fabrication de certains modèles de voitures du constructeur de Lyon.

Cet accord consacre la reconnaissance du label Berliet. Hormis le prix de l’offre américaine, le choix d’ALCO pour la société de Marius Berliet démontre la crédibilité et le poids de la marque lyonnaise dans le secteur automobile mondial à l’aube du XXe siècle. La société American Locomotive Company commence à produire des camions à partir de 1908 en se basant sur le savoir-faire acquis dans la construction de voiture. Elle s’inspire d’un camion Berliet type L importé de la France en 1907. Mais l’entreprise abandonne la production d’automobiles en 1913 à cause d’une mauvaise gestion et de la non-rentabilité des ventes. Toutefois, la locomotive est toujours conservée comme le symbole de Berliet, démontrant l’importance de cette collaboration pour la marque lyonnaise.

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