Berliet – Intégration et sous-traitance chez Berliet

L’organisation de la production chez Berliet : intégration et sous-traitance, de 1905 à 1970.

Le constructeur d’automobiles Berliet a eu recours au concept d’usine intégrée et aux activités sous-traitées au cours de son évolution.

Recours à la sous-traitance et à l’intégration dans l’évolution des usines Berliet

Le site Berliet de Vénissieux était une usine de construction de véhicules intégrée qui avait considérablement réduit le recours à la sous-traitance considérée comme une forme de dépendance par le constructeur automobile lyonnais. Avant la création de cette usine, ses fournisseurs étaient un peu disséminés, notamment dans les Alpes où il commandait des ressorts de suspension, des roues en acier coulé, des roulements à billes, des pièces en fonte, des bandages et des pneumatiques auprès d’entreprises situées à Allevard, Chambéry, Ugine, Clermont-Ferrand et à Givors. Certaines pièces comme les longerons provenaient de société basée dans le Nord.

Marius Berliet souhaitait se libérer du lien de sous-traitance en réalisant l’usine intégrée de Vénissieux. Les manutentions étaient désormais limitées et les délais d’approvisionnement réduits. L’innovation technologique devenait plus facile grâce à la concentration de savoir-faire sur le même site. Cependant, hormis les matières premières, l’usine continuait de recevoir certains éléments de l’extérieur comme les bandages, les roulements, les ressorts, les phares et d’autres accessoires.

La forte demande des transports collectifs de marchandises et de personnes à partir des années 1950 allait booster les activités de l’usine de Vénissieux. Le recours à la sous-traitance s’accentuait durant les années 1960 et 70, grâce à des fournisseurs de plus en plus performants, proposant des pièces de véhicules très variés et de qualité (pneus, radiateurs, embrayages, transmissions, etc.).

Le décolletage est devenu la spécialité de la vallée de l’Arve. Berliet envisageait désormais d’investir peu dans les activités qui demandent une grande immobilisation, des compétences et un savoir-faire pointilleux. La part des éléments extérieurs constituait deux tiers du coût d’un camion Berliet dans les années 1970.

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