Berliet – L’usine modèle : Monplaisir

La création et l’expansion de la première usine Berliet

En 1902, Marius Berliet réalise sur le site d’Audibert & Lavirotte un établissement industriel intégré avec un cadre de production optimale pour des voitures de qualité et à prix compétitif. Ce site est considéré en 1907 comme une usine modèle par les experts et journalistes de l’époque, notamment les chroniqueurs automobiles du Figaro et de La Vie au grand air.

Description de l’usine Berliet de Monplaisir

L’usine de Monplaisir occupe une surface de 35 000m2 où se dressent de beaux bâtiments avec des bureaux spacieux. Elle accueille plus d’un millier d’ouvriers. La zone industrielle est séparée de la partie commerciale, chacune ayant sa propre entrée. Le magasin se trouve cependant dans le centre technique, au bout des couloirs où les ateliers sont alignés et où se trouve un grand hall de machines-outils contenant des centaines de machines. C’est un univers d’ordre et de travail qu’on découvre dans tous les compartiments du site.

L’espace de Monplaisir atteint désormais 5 hectares en 1913 avec l’agrandissement de l’usine A et la construction d’un nouveau site à proximité du premier. Plus de trois mille ouvriers réalisent environ 4 000 châssis de voitures et de camions par an. La répartition des ateliers donne une idée de l’évolution de la construction, à commencer par la réception des matériaux de production jusqu’à la sortie de l’automobile de l’usine. La construction complète d’un véhicule à l’époque exigeait un grand travail d’ajustage à cause des imperfections des machines en usage.

L’organisation du travail

Les ajusteurs de l’usine automobile de Monplaisir constituent la majorité du personnel du site de Berliet. L’effectif se compose ensuite d’usineurs, de tourneurs, de fraiseurs, de perceurs et de manœuvres. La grande partie de l’effectif provient de Lyon, accédant aisément à l’usine grâce à une ligne de tramway qui atteint le site.

Les pièces de véhicule sont à l’origine produites dans les ateliers spécialisés et regroupées par la suite dans un atelier de montage automobile pour l’assemblage final. L’avènement des machines à grande vitesse dans le montage des voitures a réduit la tâche des ouvriers professionnels et encouragé l’usage du chronométrage en 1912, une innovation mal accueillie par les travailleurs.

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